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Éditions Trahir : Usages d’un monde, de Robert Hébert





Appel à contributions (pour les appels du blog, voir Trahir - le blog)

  • Retraverser vainqueur l’Achéron : Deleuze, Guattari et les artistes
  • Derrida et l’Amérique : une traduction im-possible ?

  • Événements passés

  • 12 août 2009 : Panel double « Pour la suite de Gilles Deleuze/For those who will follow Gilles Deleuze » et lancement européen du collectif Contr’hommage pour Gilles Deleuze, dans le cadre du Second International Deleuze Studies Conference
  • 5 mai 2010 : Projection du film Bienvenue au conseil d’administration de Serge Cardinal
  • 13 juillet 2010 : Panel « Virtualité de Gilles Deleuze/Gilles Deleuze’s Virtuality », dans le cadre du Third International Deleuze Studies Conference
  • 21 février 2012 : Lancement du livre Usage d’un monde de Robert Hébert


  • Retraverser vainqueur l’Achéron : Deleuze, Guattari et les artistes

    Appel à contributions en français

            Le philosophe, le savant, l’artiste semblent revenir du pays des morts.
              Gilles Deleuze et Félix Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ?


    Le présent appel à contributions provient de deux sources. La première a trait à un travail depuis longtemps engagé à la revue Trahir, à savoir l’intérêt pour la réception et la traduction de Gilles Deleuze et de Félix Guattari, qui sont, du point de vue philosophique et sociologique, exemplaires, du fait de leur amplification considérable ces dernières années. On sait par exemple que Deleuze est l’auteur dont les livres sont les plus piratés dans le monde éditorial francophone – ce qui n’est pas peu dire sur l’étendue quantitative de la réception de sa philosophie, mais aussi sur sa nature. La deuxième source de cet appel provient de la philosophie même de Gilles Deleuze et de Félix Guattari qui définissent – mais aussi distinguent – trois manières d’affronter le chaos, respectivement chez les philosophes, les scientifiques et les artistes : tracer un plan d’immanence, tracer un plan de coordonnées ou tracer un plan de composition. Or qu’en est-il d’un art qui prétend tracer un plan de composition à partir de la pensée, ou avec la pensée d’un philosophe, et celle de Gilles Deleuze et Félix Guattari en particulier ? Dans Qu’est-ce que la philosophie ?, Deleuze et Guattari disaient pourtant que « les trois pensées se croisent, s’entrelacent, mais sans synthèse ni identification. » Comment alors penser, du point de vue de la philosophie, les nombreux artistes qui prétendent faire de l’art à partir de la philosophie de Gilles Deleuze et Félix Guattari – et ici, nous prenons la prétention d’abord au sens philosophique, à savoir l’introduction à l’agora d’une agonistique qui lui est propre et qui déterminera la philosophie depuis Platon ?

    Trop souvent, cette prétention artistique qui vient directement mettre en question la vérité du concept est regardée avec condescendance par les spécialistes de Deleuze et Guattari, qui verraient là un abâtardissement de la philosophie, devenue symptôme d’une nouvelle prétention, cette fois au sens commun. En ce sens, les philosophes universitaires autorisés (parfois par Deleuze et Guattari, eux-mêmes) peuvent se permettre de refuser crûment tout dialogue avec ces artistes. Et d’un certain point de vue, n’y aurait-il pas dans ces oeuvres d’art le risque de « reconduire à l’opinion » les percepts ou « de précipiter dans le chaos » l’art ?

    La Revue Trahir s’intéressera particulièrement à des enquêtes sur ce qui se passe en art quand celle-ci aborde (au sens de la piraterie) la philosophie de Gilles Deleuze et de Félix Guattari – dans les termes des auteurs : les stratégies utilisées pour former un plan de composition à partir des concepts, une transmission et une appropriation perceptuelles des concepts philosophiques –, et, réflexivement, sur la possibilité même de la philosophie à penser ces stratégies artistiques, c’est-à-dire à retracer un plan d’immanence de ces transmissions et appropriations, qui ne peut faire l’économie d’une réflexion sur la rétro-réception philosophique de ce « revenir des morts » particuliers des artistes, et ce, 1) en laissant la parole à ces artistes, 2) par des entretiens avec ces artistes accordés à des philosophes, ou encore, 3) par des contributions sur cette relation particulière de la philosophie et de l’art où ce dernier se met en scène dans le lieu même du discours philosophique. En somme, on invite la communauté des lecteurs de Deleuze et de Guattari à retraverser vainqueur, par un détour artistique, l’Achéron.

    Date limite : 1er mai 2012. Les textes commenceront à être publiés à partir du mois de janvier 2012.

    Pour information : info@revuetrahir.net





    Derrida et l’Amérique : une traduction im-possible ?

    Appel à contributions en français

            My life in the States is just a small part in my life.
              Jacques Derrida, dans une scène retirée du film Derrida de Kirby Dick et Amy Ziering Kofman


    Jacques Derrida semble avoir toujours eu une relation singulière avec l’Amérique. Une grande partie de son travail intellectuel s’est faite aux états-Unis – de la fameuse conférence à l’Université Johns Hopkins en 1966 à ses séminaires à UC Irvine. De même, plusieurs des grands interprètes de Derrida se trouvent aux états-Unis, formant à la limite toute une « école déconstructionniste ». Et finalement, plusieurs grandes polémiques typiquement américaines ont franchit les océans pour se disséminer ailleurs : de la critique sur l’ « obscurantisme terroriste » provenant soi-disant de Foucault, mais perpétrée par Searle, à la discussion sur la fin de l’histoire (contre Fukuyama, dans Spectres de Marx), en passant par l’accusation de nihilisme (avec le débat sur Paul de Man).

    Pourtant, Derrida a plusieurs fois exprimé son malaise face à l’ « américanisation » de sa pensée, de manière exemplaire dans le texte « Descontruction : The Im-possible » (dans Lotringer et Cohen, French Theory in America, 2001) où il affirme devoir y « tirer un trait », ou encore dans le film Derrida de Kirby Dick et Amy Ziering Kofman (2002) – plus précisément dans une deleted scene – où, parlant des intentions des réalisateurs, Derrida mentionne qu’elles forcent l’importance de l’Amérique pour sa pensée : ce film, dit-il dans cette scène coupée au montage, est d’abord un film américain.

    Le présent appel de textes s’intéressera à cet aspect « im-possible » de l’américanité de Derrida, avec pour problématique centrale ce rapport ontologique entre impossibilité et nécessité dans la traduction – et ici, traduction est pris au sens large d’une transposition entre deux systèmes sémiotiques. Pour paraphraser la Genèse de Chouraqui que citait Derrida dans « Des tours de Babel » (Psyché, 1987), la déconstruction-Babel devient-elle, à l’instar de Babel-Confusion, ce lieu où se confondent nom commun et nom propre, lieu de toutes les traductions et de l’universalité espérée par toutes les « lèvres » – Déconstruction-Confusion – et en même temps celui-là même qui est appelé à être à son tour déconstruit, pour (re–)devenir le lieu de l’im-possible traduction ? Nom commun confondu pour un nom propre, ou vice-versa : faudrait-il penser que dans l’incertitude, le trait d’union faisant office de supplément au transport, il tire un trait, et renverse toute duplicité du nom propre intraduisible en appelant, encore et toujours, à la nécessaire traduction ?

    Les contributions sur la réception et la traduction de Derrida en Amérique sont les bienvenues, particulièrement de la part des acteurs de cette traduction en anglais, en espagnol, en portugais. Sont aussi encouragées les contributions visant une théorie de la réception par le biais du phénomène de la « déconstruction », ainsi que celles prenant Derrida pour prétexte afin de penser l’Amérique, ou les relations entre les grands corps américain et européen. Nous espérons développer, par-delà le jugement de Derrida sur sa propre vie américaine, une image de la contemporanéité de l’Amérique.

    Date limite pour l’envoie d’un article : 1er septembre 2011.

    Pour information : info@revuetrahir.net





    Événements passés

    Panel double « Pour la suite de Gilles Deleuze/For those who will follow Gilles Deleuze » et lancement européen du collectif Contr’hommage pour Gilles Deleuze


    Projection du film Bienvenue au conseil d’administration de Serge Cardinal


    Panel « Virtualité de Gilles Deleuze/Gilles Deleuze’s Virtuality »


    Lancement du livre Usage d’un monde de Robert Hébert